En France, une cinquantaine d'échouages de cétacés est observée sur les côtes de la Méditerranée chaque année. Pour étudier les causes des décès et ainsi assurer un suivi sanitaire des populations de mammifères marins, un Réseau National d'Echouage (RNE) a été créé en 1972. Le réseau couvre toutes les côtes françaises. Il est coordonné au niveau national par l'Observatoire Pelagis (ex-CRMM : Centre de Recherche sur les Mammifères Marins, basé à La Rochelle). Les données d'échouages françaises sont visualisables et interrogeables au travers des histogrammes et de la cartographie sur le site Pelagis. L'Observatoire a délégué au GECEM (Groupe d’Etude des Cétacés de Méditerranée) le soin de coordonner les activités du Réseau échouage pour l’ensemble de la Méditerranée française depuis 2000. Ce réseau comporte des correspondants locaux (essentiellement des vétérinaires, mais aussi des volontaires ou des salariés des services de l'Etat). La nouvelle circulaire ministérielle concernant le signalement des échouages de mammifères marins est disponible depuis le 27 avril 2017 au lien suivant : http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2017/05/cir_42149.pdf (les quatre premières fiches techniques concernant les conduites à tenir sont également disponibles. Vous pouvez les visualiser depuis le site de l'Observatoire Pelagis mentionné ci-dessus).

Le Parc national de Port-Cros, au titre de sa mission d’animation de la partie française du Sanctuaire Pelagos, participe au Réseau échouage avec son personnel formé, mais également en mettant à disposition du matériel (ensemble complet d’instruments de dissection, matériel de signalisation et d’information, deux remorques pour récupérer les carcasses des animaux échoués, un congélateur pour recueillir les échantillons) ainsi que ses locaux et infrastructures lors des formations "correspondants Réseau national échouage" délivrées par le GECEM.

Le réseau peut également intervenir, dans le cadre de programmes de recherches spécifiques, pour la collecte de matériel biologique complémentaire des observations de routine. C’est par exemple le cas pour l’étude des régimes alimentaires, de la structure d’âge des populations, des niveaux de polluants qui se concentrent dans ces prédateurs en fin de chaîne alimentaire, du suivi sanitaire de maladies potentiellement transmissibles à l’homme, ou des conséquences d’épidémie affectant des populations de dauphins.

Une collaboration entre la France avec la Principauté de Monaco est en cours d'élaboration, pour faire bénéficier la Principauté du RNE.

Pour plus d'information sur le réseau d'échouage français en Méditerranée, cliquez ici.

 

En Italie, suite à l'épisode 2013 de morbillivirus constaté en Méditerranée et à l'origine de nombreux échouages de cétacés sur les côtes italiennes, le Réseau National d'Echouage (RNE) a été renforcé et regroupe désormais les organismes suivants :

 * Centres de coordination pour la récolte de données sur les échouages de mammifères marins: Banca Dati Spiaggiamenti (Banque de Données Echouages).