Charte de partenariat

Charte de partenariat

Observer les cétacés

Charte de partenariat

Pelagos et vous !

La mise en place du Sanctuaire Pelagos est aussi l'occasion de mettre en place un suivi scientifique des populations de cétacés, ainsi que de leur habitat et des menaces auxquelles ils sont confrontés. Les résultats acquis à l’issus des recherches mises en oeuvre sont réinvestis dans les orientations de gestion pour une meilleure adaptation des mesures prises par les Etats et leurs partenaires pour la conservation des cétacés dans le Sanctuaire Pelagos. Le but final étant de concilier la bonne cohabitation entre les espèces et les activités humaines.

Demandes d'autorisations ou de dérogations à caractère scientifique

En France, l'utilisation d'un dispositif d'écoute passive en mer fait l'objet d'une déclaration préalable ou d'une demande d'autorisation auprès de la DDTM ou de la préfecture maritime de la Méditerranée. Le formulaire, téléchargeable sur le lien suivant, doit être adressé au moins 2 mois avant l'installation du dispositif fixe ou la mise en oeuvre du dispositif remorqué.

pdf Téléchargement du formulaire de déclaration ou de demande d'autorisation .

Les mammifères marins sont des espèces animales protégées, toute pertubation intentionnelle doit faire l'objet d'une demande de dérogation auprès de la DREAL PACA en renseignant le CERFA 13616-01 (téléchargeable sur le lien suivant) et en joignant un dossier présentant le projet, les compétences et les CV des personnes en charge de l'opération.
Le cas échéant, un avis conforme du directeur du Parc National de Port-Cros sera nécessaire.
L'instruction de ce type de dossier nécessite un certain délai. Les dossiers doivent être adressés aux services concernés au moins 2 mois avant la date de l'opération.

pdf Téléchargement du CERFA N°13 616*61 de demande de dérogation.

La manipulation des mammifères marins échoués est l'affaire d'une structure compétente, de personnes formées bien au courant des risques sanitaires autant que de l'intérêt scientifique.

 

 Un guide plus détaillé sur les échouages de mammifères marins est téléchargeable pdf ici .

Dans tous les cas, contactez immédiatement :

  • En Italie :
    • la Capitainerie du Port concernée
    • ou le numéro d'urgence en mer : 1530

 

Transmettez les bonnes informations

  • L'animal est mort ou vivant ;
  • L’espèce de mammifère marin ou sa description si vous ne savez pas ou que le cadavre est dans un état de décomposition avancée ;
  • Le nombre d’individus échoué ;
  • La localisation la plus précise possible (si possible point GPS sinon se situer avec la commune, le lieu-dit puis par rapport aux rues, axes, entrée de plages, distance par rapport à un point remarquable, etc.)

 

Echouages d'animaux morts

  • Ne touchez et ne manipulez surtout pas l'animal, même s'il est en bon état, afin d'éviter tout risque de transmission de maladie ;
  • Alertez les autorités.

 

Echouages d'animaux vivants

  • Ne pas manipuler l'animal pour éviter de le blesser ;
  • Ne pas grimper sur l'animal ;
  • Ne pas oublier qu'un animal sauvage en détresse va chercher à se défendre (morsures, coups, etc.) ;
  • Eviter les attroupements, l'agitation et le bruit qui stresseraient l'animal ;
  • Ne pas tenter une remise à l'eau sans l'aide de correspondants du réseau ;
  • Protéger l'animal des rayons du soleil grâce à un parasol ;
  • Protéger l'animal de la dessiccation (dessèchement) en le couvrant d'un linge mouillé en veillant à ne pas obstruer son évent qui lui permet de respirer ;
  • Creuser le sable sous l'animal pour faciliter sa respiration et éviter qu'il meure étouffé sous son propre poids.


Risques liés à la manipulation des cétacés échoués vivants ou morts

  • Risques de blessures (coup de queue, morsures, etc.), de chutes ou de coupures ;
  • Risques de contamination (Vibrio sp. Poxvirus) ;
  • Brucella maris, récemment découverte, potentiellement contagieuse à l'homme en conditions de laboratoire, est systématiquement recherchée sur la rate des animaux échoués ;
  • L'autopsie présente également des risques sanitaires (maladie du rouget, due à Erysipelothrix rhusiopathiae).

 

Outre ses missions de conseiller auprès des autorités locales et d'intervenant pour soit remettre à l'eau les mammifères échoués, soit coordonner les opérations de suppression des cadavres, les Réseaux Nationaux d'Echouage jouent un rôle d'observatoire environnemental.

Les échouages sont en effet une source non négligeable d'informations sur les populations de cétacés et de pinnipèdes (phoques, otaries, etc.) le long du littoral du Sanctuaire.

Ainsi le suivi des échouages apporte des informations sur la démographie des espèces étudiées (cause de mortalité, reproduction, croissance), et est également une source d’acquisition de matériel biologique pour identifier l'espèce, l'âge, le statut reproducteur, les concentrations de certains polluants, les pathologies développées, l'alimentation ; ces paramètres renseignent sur l'état des populations de mammifères marins, leur relation avec l'écosystème et, parfois, les impacts des activités humaines.

 

Le suivi des échouages présente de nombreux intérêts :

  • Connaissance des espèces : certaines espèces ne sont connues que par les échouages, et rarement observées en mer
  • Distribution des espèces : l'analyse géographique des échouages donne une idée de la distribution des cétacés
  • Connaissance de la biologie des espèces : génétique des populations, régimes alimentaires, structure des populations
  • Connaissance des causes de mortalité : morts naturelles, captures dans les filets ou collisions, suivi de la pollution (placés en bout de chaîne alimentaire, les cétacés concentrent les pesticides et métaux lourds), parasitologies, maladies infectieuses, surveillance du risque de maladies transmissibles à l’homme, etc.
  • Suivi annuel de la mortalité : mise en place d'un indice de mortalité. Le réseau existant depuis près de 50 ans, l'accumulation des données a permis, après analyse, de définir un seuil "normal" de mortalité appelé "bruit de fond" servant à caractériser des événements particuliers et ainsi alerter les scientifiques
  • Autres recherches scientifiques : biométrie, génétique des populations, zones d’alimentations des baleines, études du régime alimentaires, détermination du sex-ratio, de l’âge, anatomie des cétacés, etc. et d'autres encore à venir grâce à la banque de prélèvements ainsi constituée.
  • Et parfois, le sauvetage réussi de cétacés vivants !

 

En France, une cinquantaine d'échouages de cétacés est observée sur les côtes de la Méditerranée chaque année. Pour étudier les causes des décès et ainsi assurer un suivi sanitaire des populations de mammifères marins, un Réseau National d'Echouage (RNE) a été créé en 1972. Le réseau couvre toutes les côtes françaises. Il est coordonné au niveau national par l'Observatoire Pelagis (ex-CRMM : Centre de Recherche sur les Mammifères Marins, basé à La Rochelle). Les données d'échouages françaises sont visualisables et interrogeables au travers des histogrammes et de la cartographie sur le site Pelagis. L'Observatoire a délégué au GECEM (Groupe d’Etude des Cétacés de Méditerranée) le soin de coordonner les activités du Réseau échouage pour l’ensemble de la Méditerranée française depuis 2000. Ce réseau comporte des correspondants locaux (essentiellement des vétérinaires, mais aussi des volontaires ou des salariés des services de l'Etat). La nouvelle circulaire ministérielle concernant le signalement des échouages de mammifères marins est disponible depuis le 27 avril 2017 au lien suivant : http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2017/05/cir_42149.pdf (les quatre premières fiches techniques concernant les conduites à tenir sont également disponibles. Vous pouvez les visualiser depuis le site de l'Observatoire Pelagis mentionné ci-dessus).

Le Parc national de Port-Cros, au titre de sa mission d’animation de la partie française du Sanctuaire Pelagos, participe au Réseau échouage avec son personnel formé, mais également en mettant à disposition du matériel (ensemble complet d’instruments de dissection, matériel de signalisation et d’information, deux remorques pour récupérer les carcasses des animaux échoués, un congélateur pour recueillir les échantillons) ainsi que ses locaux et infrastructures lors des formations "correspondants Réseau national échouage" délivrées par le GECEM.

Le réseau peut également intervenir, dans le cadre de programmes de recherches spécifiques, pour la collecte de matériel biologique complémentaire des observations de routine. C’est par exemple le cas pour l’étude des régimes alimentaires, de la structure d’âge des populations, des niveaux de polluants qui se concentrent dans ces prédateurs en fin de chaîne alimentaire, du suivi sanitaire de maladies potentiellement transmissibles à l’homme, ou des conséquences d’épidémie affectant des populations de dauphins.

Une collaboration entre la France avec la Principauté de Monaco est en cours d'élaboration, pour faire bénéficier la Principauté du RNE.

Pour plus d'information sur le réseau d'échouage français en Méditerranée, cliquez ici.

 

En Italie, suite à l'épisode 2013 de morbillivirus constaté en Méditerranée et à l'origine de nombreux échouages de cétacés sur les côtes italiennes, le Réseau National d'Echouage (RNE) a été renforcé et regroupe désormais les organismes suivants :

 * Centres de coordination pour la récolte de données sur les échouages de mammifères marins: Banca Dati Spiaggiamenti (Banque de Données Echouages).

Sous-catégories